TESTS D’ÉCOUTE
J’ai commencé par le morceau rock énergique de Neil Young, « Walk Like a Giant », issu du triple album *Psychedelic Pill*. Il met en vedette la guitare solo saturée de Young, un rythme soutenu et, pour tout dire, de nombreux sifflements de la part des choristes en arrière-plan.
Dès les premières notes, mon attention a été captivée car les câbles King Cobra ont modifié la configuration habituelle de la scène sonore. Entendre des câbles transformer ainsi la restitution musicale peut être quelque peu déroutant, voire totalement surprenant. J’ai déjà constaté cet effet à quelques reprises, mais c’est toujours fascinant lorsque cela se produit.
Sur le canal de droite, on entendait la guitare grondante de Young accompagnée de quelques coups de cymbale initiaux. Les câbles King Cobra ont décalé ces coups de cymbale d’une trentaine de centimètres vers la gauche. C’était une excellente chose : non seulement cela isolait la cymbale, la rendant plus perceptible à l’oreille, mais cela créait également de l’espace autour de l’instrument, améliorant ainsi sa restitution tonale.
Au-delà de ces changements ponctuels, j’ai été intrigué par la précision globale de la restitution offerte par ces câbles. La voix de Young peut parfois sembler un peu confuse ou manquant de netteté ; ce n’était pas le cas ici. Curieusement, cela lui donnait une sonorité plus jeune, avec une voix empreinte d’une certaine noblesse d’interprétation. À l’autre extrémité du spectre, les basses étaient fermes et nettes, sans aucun embonpoint artificiel. La guitare basse offrait une restitution pleine de caractère, chaque note se détachant avec un bel effet.
De plus, les harmonies vocales du groupe accompagnant Young, Crazy Horse, présentaient désormais une structure bien distincte. On percevait véritablement un ensemble de voix plutôt qu’un amalgame confus. Des câbles de moindre qualité peuvent donner l’impression d’une voix unique et indistincte. Les King Cobra, en revanche, apportaient de la clarté à ce registre, permettant à l’oreille de distinguer les voix individuelles au sein de l’ensemble.
J’ai ensuite changé de morceau pour écouter le pressage original de l’album *Jonny Desmond In Las Vegas* (label Coronet) et le classique de l’« American Songbook », « I Can’t Get Started With You ».
Ce qui m’a frappé ici, c’est la restitution ouverte et naturelle des King Cobra. L’air et l’espace entourant chaque instrument sur la scène sonore offraient une écoute très reposante. Les trompettes et trombones en arrière-plan conservaient cette sonorité cuivrée caractéristique, tout en offrant une fluidité qui se déployait harmonieusement dans l’espace sonore. À l’inverse, les saxophones présentaient une certaine texture, liée au timbre propre à l’anche de l’instrument. Il était agréable de percevoir ces nuances tonales grâce à ces câbles.
Dans l’ensemble, j’ai été impressionné par la rigueur dont font preuve les câbles TCI. On ne relevait aucune agressivité ni dureté dans le registre médium, et les aigus ne souffraient d’aucune crispation. Le grave restait également bien maîtrisé, sans déborder là où il ne le devait pas — évitant ainsi cette coloration chaude artificielle que l’on rencontre parfois. Cela permettait à la musique de conserver une transparence éclatante.
CONCLUSION
En matière de performances, ce que l’on attend d’un câble, c’est de la transparence : aucune coloration, aucun effet de type égalisation ni aucun ajout parasite à la musique. Cette exigence vaut dans les deux sens, car on ne souhaite pas non plus que le signal soit appauvri ou voilé. Pour leur prix, les câbles pour enceintes TCI King Cobra offrent des performances idéales, procurant une sensation de pureté et de clarté qui sublime la musique. C’est là tout l’intérêt d’excellents câbles, et les King Cobra le sont assurément.
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