« câble d’enceintes Atlas Hyper 5.0 Achromatic » HIFI AND MUSIC SOURCE

Performances

Matériel utilisé pour le test

J’utilise mon propre ensemble Naim : un préamplificateur/lecteur réseau NAC-N 272 avec alimentation externe, associé à un amplificateur de puissance NAP 250. Habituellement, j’utilise des câbles Atlas Mavros (version sans système GRUN, le dispositif de mise à la masse d’Atlas) pour relier l’ampli à mes excellentes enceintes KEF R700.

Les câbles Atlas Hyper 5.0 ont été rodés pendant plusieurs jours en diffusant Jazz FM, une procédure complétée par quelques passages du disque de rodage et de démagnétisation. Le câble de comparaison est l’Atlas Hyper 3.5 Achromatic, un modèle pour enceintes ayant reçu un avis très favorable sur HF&MS ; les deux câbles mesurent 5 mètres, car ma configuration Hi-Fi est asymétrique.

Aspect physique

La paire de câbles Atlas de 5 mètres est soigneusement emballée, chaque câble étant placé dans sa propre housse. Le modèle 5.0 est imposant et doté d’une gaine en plastique noir brillant. Les spires du câble se détendent rapidement, ce qui rend l’installation très aisée ; c’est un excellent point. Les câbles ne comportent pas de flèches directionnelles ; j’ai donc choisi d’orienter le câble en suivant l’inscription « ATLAS » sur le côté, en plaçant le « A » vers l’amplificateur et le « S » vers l’enceinte. J’ai positionné mon équipement Naim de manière à avoir un accès direct aux connecteurs, facilitant ainsi le remplacement rapide entre les modèles 3.5 et 5.0, tous deux équipés de fiches « Z-plug ». Les deux jeux de câbles bénéficient du procédé de terminaison par soudure à froid « Achromatic » d’Atlas.

Keep It Loose, Keep It Tight

Après une dernière phase de rodage et une vérification du centrage de la scène sonore à l’aide du titre *Dancing with the Women at the Bar* de Whiskeytown (Tidal FLAC 16 bits, 44,1 kHz), j’écoute *Keep It Loose, Keep It Tight* d’Amos Lee (Tidal FLAC 16 bits, 44,1 kHz) pour déceler les détails du jeu des doigts et apprécier cette ligne de basse détendue et magnifique qui soutient le morceau. En passant du modèle 3.5 au 5.0, on a le sentiment tangible qu’Amos Lee est plus présent dans la pièce ; pour être honnête, il est difficile de trouver le moindre défaut à la restitution sonore, quel que soit le câble utilisé. Toutefois, je trouve que le 5.0 en offre davantage. Je perçois plus de dynamisme et d’énergie ; le son semble plus fluide. Je note que le diamètre accru du conducteur — une caractéristique mise en avant par Atlas pour améliorer les performances sur les grandes longueurs — se fait sentir ici, avec une liaison de 5 mètres.

Don’t Forget Who You Are

En revenant au Hyper 3.5 et en passant au titre énergique *Don’t Forget Who You Are* de Miles Kane (Tidal FLAC 16 bits, 44,1 kHz), je recherche du rebond ainsi qu’une basse nette, percutante et nerveuse. Le Hyper 3.5 livre une belle prestation ; il est vraiment impressionnant. En passant au 5.0, on gagne indéniablement en qualité : j’entends plus de profondeur dans la scène sonore, c’est une évidence. À l’écoute de *Drive-In Movies* de Ray LaMontagne (Tidal FLAC 24 bits, 44,1 kHz), le Hyper 5.0 semble offrir plus d’ampleur et présente ce même gain de volume sonore constaté sur le morceau précédent. GHOST TOWN

Cela fait quelque temps que j’utilise le titre *Ghost Town* de Benson Boone (Tidal FLAC 24 bits, 44,1 kHz) pour évaluer l’extension dans le grave ; comme le morceau descend bas, il constitue un véritable test pour le registre grave d’une enceinte. De plus, l’enregistrement est d’une grande pureté.

Le câble Hyper 5.0 offre davantage d’espace et de profondeur dans ma pièce d’écoute ; il est évident qu’une belle synergie s’opère entre le câble, l’amplificateur et les enceintes. Le registre grave gagne en clarté et en présence grâce au modèle 5.0 au sein de ce système. Le fait de pouvoir percevoir des améliorations concrètes des performances témoigne de la qualité du système Naim — très révélateur — et de celle de l’Atlas Hyper 5.0.

Hurricane

Pour tester le timing, le rythme et l’allure générale de la musique, rien ne vaut un petit détour par le titre *Hurricane* de Bob Dylan (Tidal FLAC 24 bits, 48 ​​kHz). Là encore, l’Hyper 5.0 m’offre une meilleure dynamique et une cadence plus entraînante.

Le meilleur de 2022

HF&MS vient de clore sa première édition des prix « Best of 2022 ». Kevin Kelly, PDG d’Atlas, m’a fait remarquer l’absence de câbles parmi les produits récompensés cette année, soulignant que :

« LE REMPLACEMENT DES CÂBLES PAR DES MODÈLES SUPÉRIEURS REPRÉSENTE L’UNE DES AMÉLIORATIONS LES PLUS RENTABLES POUR LES CLIENTS À L’HEURE ACTUELLE, ET IL EXISTE DE NOMBREUX FABRICANTS EXCELLENTS SUR LE MARCHÉ. »

Kevin, qui s’y connaît en la matière, a tout à fait raison ; je note d’ailleurs qu’il a fait référence à l’ensemble des fabricants de câbles avec générosité, et pas seulement à Atlas. Toutefois, en 2022, HF&MS n’a examiné que trois produits dans la rubrique « Câbles et accessoires » du site — dont un nettoyant pour disques vinyles —, ce qui rendait difficile la désignation d’un lauréat pour le prix « Best Of ». Dans mon précédent test du câble Hyper Achromatic en 2021, j’écrivais : « Il ne fait aucun doute pour moi que la gamme actualisée de câbles pour enceintes Atlas Hyper marque une avancée significative. »

Il me semble évident que le lancement de l’Hyper 5.0 constitue une nouvelle étape en avant ; c’est le fleuron de la gamme. Est-ce le meilleur produit de 2022 ? C’est forcément le cas, n’est-ce pas ?

En résumé

Après quelques heures d’écoutes attentives en alternant les câbles, il apparaît clairement que le Hyper 5.0 offre une meilleure restitution au sein de ce système très révélateur. La question du prix doit toujours être abordée une fois la solution idéale identifiée : le Hyper 3.5 est proposé à 550 £ la paire de 5 mètres (avec fiches Z), tandis que le Hyper 5.0 s’affiche à 960 £ pour la même longueur. Il ne s’agit pas ici d’une simple équation du type « prix doublé, résultat doublé » — et comme toujours, rien ne vaut une écoute comparative —, mais le câble Hyper 5.0 apporte une réelle synergie et une montée en gamme appréciable à ce système. Je préfère nettement le rendu avec le câble 5.0 et je ressens une pointe de déception à l’idée de devoir le restituer.

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Consulter la fiche produit Atlas Hyper Achromatic Speaker Z 5.0

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