Je raccorde l’Element Mezzo entre mon magnétophone professionnel Studer A810 et mon préamplificateur symétrique/asymétrique à gain unitaire, puis je lance la lecture d’une bande (vitesse 15 ips) du titre *A Day In The Life* interprété par le Quentin Collins Jazz Quintet. Les percussions qui ouvrent le morceau *Angola* sont d’une clarté cristalline, tandis que la batterie, pleine de punch, offre une attaque d’une netteté remarquable. Lorsque le piano entre en scène, ses accords tout en douceur se révèlent à la fois subtils et précis. Vient ensuite la contrebasse qui, profonde et parfaitement maîtrisée, apporte une assise solide aux lignes de basse. Enfin, Collins intervient au bugle pour jouer la mélodie principale ; je suis immédiatement captivé par cette interprétation qui parvient, avec une aisance déconcertante, à conjuguer une intimité saisissante, un rythme entraînant et une clarté exceptionnelle.
J’écoute ensuite une copie de bande « master » du label UltraAnalogue Recordings, sur laquelle Tatsuki Narita (violon) et Yun-Yang Lee (piano) interprètent la *Danse macabre* de Saint-Saëns. L’introduction au piano, à la fois envoûtante et menaçante, ne prépare en rien à l’accord d’ouverture spectaculaire du violon qui, lorsqu’il finit par retentir, me fait presque sursauter. Cette œuvre, à la fois mélodieuse et inquiétante, gagne une présence d’un réalisme saisissant dans ma salle d’écoute, tandis que les deux instruments occupent des places parfaitement définies au sein de la scène sonore.
L’Element Mezzo XLR restitue une musique d’une grande finesse et offre, à ce titre, un excellent rapport qualité-prix.
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