« Love Island – Atlas a donné naissance à un nouveau modèle de milieu de gamme » HI-FI WORLD

Atlas recommande une période de rodage de 72 heures à température ambiante avant toute utilisation ; cette consigne a été respectée. Pour ce faire, un lecteur réseau Cambridge Audio Edge NQ a été relié à un amplificateur intégré Arcam A49 via les câbles Ailsa ; une station de radio Internet a servi de source audio constante et sans contrainte ! Le bruit rose entre deux stations, issu d’un tuner FM, est probablement encore plus efficace. Les enceintes utilisées étaient des Quadral Aurum Wotan VIII.

Une fois le rodage terminé, l’écoute critique de la musique a pu commencer. Même les enregistrements anciens ont bénéficié de la présence des câbles Ailsa ; le tambourin, si présent dans le titre *The Passenger* d’Iggy Pop, a gagné en définition. J’ai également remarqué que la voix caractéristique d’Iggy ressortait un peu mieux du mixage.

Une atmosphère plus marquée et une attaque percutante plus nette étaient perceptibles à l’écoute du morceau *She Lost Control* de Joy Division. J’ai aussi perçu une meilleure spatialisation dans les œuvres orchestrales de grande envergure ; par ailleurs, les éclats percutants de la *Suite Faust* de Liszt (Orchestre symphonique d’État hongrois / Francesco D’Avalos) étaient restitués avec dynamisme, tout en préservant les nuances les plus subtiles.

Les sources analogiques s’en sont également très bien sorties. J’ai raccordé ma platine vinyle à entraînement par courroie Systemdek IIXE900 (équipée d’un bras Alphason Opal et d’une cellule MC Denon DL304) à l’Arcam ; ici, les câbles Ailsa reliaient la sortie de mon préampli phono (un Pro-Ject Phono Box S2 Ultra) à une entrée ligne disponible. L’écoute du double album *Are You Sphongled?* a révélé un soupçon de profondeur et de maîtrise supplémentaire dans le grave. Pour autant, aucun déséquilibre tonal n’est apparu ; les affirmations d’Atlas qualifiant l’Ailsa de câble « achromatique » (neutre) sont, à mon oreille, justifiées. Ce que l’on entend réellement, c’est une plus grande partie de la musique transmise de la source à l’amplificateur.

CONCLUSION

Les câbles de modulation Atlas Ailsa, à la conception intelligente, n’ajoutent peut-être rien à votre musique en termes de coloration tonale ou de modification de l’image sonore, mais ils contribuent indéniablement à faire ressortir les détails les plus fins. Un câble de milieu de gamme capable de vous rapprocher un peu plus de la musique. Ils méritent amplement un essai.

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