QUALITÉ SONORE
J’ai commencé par le CD et le morceau « Monochrome », issu de l’album *Spooky* du groupe Lush (label 4AD).
Il s’agit d’un album classique de rock shoegaze, caractérisé par des guitares aux sonorités cristallines, des voix principales et des chœurs éthérés, des basses fermes et profondes, des tintements de tambourin (ou du moins quelque chose de délicat évoquant une clochette) et des guitares acoustiques. L’enregistrement est excellent, laissant beaucoup d’espace à la musique pour se déployer ; il contient aussi — il faut le souligner — une multitude d’informations que des câbles d’enceintes médiocres pourraient facilement gâcher.
Dès la première seconde et demie — marquée par un petit effet de synthétiseur introduisant le morceau — j’ai pu percevoir la caractéristique majeure de ces câbles Equator 3.5 : l’espace. Il y en a énormément. Une profusion d’espace et d’air autour de la musique, bien plus que ce que je percevais avec mes câbles de référence QED « 50th Anniversary XT » (pourtant déjà très performants pour restituer les moindres détails).
Cette vaste sensation d’espace, qui s’étendait sur toute la scène sonore, semblait l’agrandir ; elle offrait à chaque instrument la liberté de s’exprimer pleinement, avec suffisamment d’aisance pour se déployer.
Cette aération supplémentaire autour de la scène sonore témoignait également de la faible coloration (ou du faible niveau de bruit) de ces câbles.
Concernant les basses, les câbles QED avaient tendance à restreindre l’espace autour de ces fréquences, les compressant et les durcissant pour gagner en impact. Grâce à l’ouverture sonore des Equator, les basses étaient moins percutantes ou artificielles, mais bien plus réalistes sur le plan tonal et mieux équilibrées au sein du mix.
Je me suis ensuite tourné vers le vinyle d’Ella Fitzgerald, avec le titre « A Foggy Day » extrait de l’album Verve *…Sings the George and Ira Gershwin Song Book Vol. 3*, accompagnée par Nelson Riddle (une équipe de choc, assurément).
Ce qui m’a frappé ici, c’est la façon dont l’espace offert par les Equator 3.5 a permis à mon système de donner une dimension 3D à la scène sonore. Lorsque l’espace manque, le son 3D a tendance à paraître plat, comme une simple toile tendue. Ce n’était pas le cas ici : la sensation de profondeur autour de l’image stéréo était prédominante.
La maîtrise des fréquences était remarquable : les médiums étaient détaillés sans jamais devenir agressifs, les basses étaient justes sur le plan tonal et parfaitement tenues, tandis que les aigus restaient délicats, sans jamais présenter de sibilance ou de grésillement désagréable.
CONCLUSION
Cela faisait longtemps qu’un jeu de câbles d’enceintes d’entrée de gamme ne m’avait pas fait redresser sur mon siège dès les deux premières secondes d’écoute ; pourtant, les Atlas Equator 3.5 m’ont véritablement secoué durant ce test.
Cette sensation d’espace et d’aération constituait le point fort de ces câbles. Le faible niveau de bruit laissait jaillir une multitude de détails, et la clarté qui en résultait était un véritable régal. Alors, oui : je les apprécie. Beaucoup.
Lire la critique complète de THE AUDIOPHILE MAN
Consulter la fiche produit Atlas Equator Achromatic Speaker Z 3.5
