« Atoll SDA200 Signature » THE EAR

The Ear - Best BuyThe Ear - Best Of 2022Conclusion de l’article :

Qualité sonore

Après avoir testé l’Atoll avec un autre produit français, les enceintes Triangle Comète Anniversary (1 500 £), j’ai également essayé les enceintes Acoustic Energy AE500 (999 £) et mes fidèles moniteurs Harbeth (environ 3 300 £). Tous ces tests ont donné d’excellents résultats, sans aucune anomalie sonore. Le SDA200 est manifestement conçu pour fonctionner avec une large gamme d’enceintes, à différents prix.

Comme un bon vin, j’ai constaté qu’avec le temps, le son de l’Atoll s’améliorait – on pourrait même dire qu’il se stabilisait. Déjà impressionné au départ, je l’ai été encore davantage au fil de la période de test : les basses sont devenues plus maîtrisées et mieux équilibrées, les aigus plus doux et plus raffinés, tandis que la scène sonore a gagné en profondeur et en hauteur pour un réalisme accru. Ainsi, lorsque vous vous rendez chez un revendeur pour une écoute (ce que je vous recommande vivement), assurez-vous que l’appareil de démonstration soit correctement rodé afin d’en apprécier pleinement les performances.

Dès les premières notes, il est évident que nous avons affaire à un produit de conception soignée, conçu, à l’instar de mes enceintes, pour ne pas altérer le son enregistré. Nous pouvons ainsi profiter pleinement du rendu tel que le producteur et l’ingénieur du son l’ont imaginé. Le rendu offre un bon équilibre sur l’ensemble du spectre de fréquences, produisant une scène sonore agréable et une image sonore précise.

J’ai passé beaucoup de temps à écouter des voix parlées, que ce soit sur des enregistrements ou à la radio et à la télévision. Dans toutes ces écoutes, le SDA200 a restitué les voix humaines avec une grande justesse tonale, offrant une présentation très crédible et d’une taille réaliste. Musicalement aussi, l’appareil Atoll a fait ses preuves. Nous avons commencé par l’album minimaliste et méditatif « Spiegel im Spiegel » d’Arvo Pärt, extrait d’une compilation Naxos. Les auditeurs ont été conquis par l’ampleur et la profondeur de la scène sonore, la précision de l’image sonore et le placement exceptionnel des interprètes. La synchronisation était également remarquable et la qualité de la restitution sonore rarement atteinte à ce prix. L’Atoll a continué à impressionner avec la magnifique interprétation de « I Was Glad » de Parry (King’s College Choir sous la direction de Philip Ledger, chez EMI en 1977), où l’enregistrement atmosphérique a recréé l’atmosphère de la chapelle de King’s College dans mon salon d’écoute de manière très convaincante. La richesse des nuances de l’enregistrement a été préservée, tandis que les jeunes voix du chœur, à la fois éthérées et d’une grande précision, donnaient de la profondeur à l’interprétation dans les demi-chœurs. Puis, les cuivres flamboyants de la fanfare de la Royal Military School of Music ont provoqué un véritable frisson.

Prouvant ses qualités de fidèle compagnon d’écoute, le SDA200 a offert des performances admirables dans tous les genres musicaux testés. Le son produit est d’une grande précision, jamais forcé. L’amplificateur dispose d’une puissance largement suffisante pour générer des niveaux de pression acoustique (SPL) plus que suffisants pour une utilisation domestique. La précision rythmique de l’Atoll est telle que nous nous sommes retrouvés à taper du pied au rythme que l’amplificateur restituait avec brio, morceau après morceau. L’écoute en streaming, testée via Tidal et Qobuz, n’a entraîné aucune perte de qualité, la clarté et l’impact étant parfaitement préservés.

La dynamique s’est toujours révélée impressionnante, non pas forcément en termes de vitesse et d’agilité, mais grâce à cette capacité hors du commun à explorer les profondeurs sonores lorsque nécessaire et à restituer même les morceaux complexes de manière à la fois riche et captivante. Ce fut particulièrement flagrant avec Dire Straits et l’album Private Investigations (1981), volontairement exacerbé. Les lignes de basse ressortent d’une manière qui me rappelle les autres produits Atoll que j’ai pu écouter lors de différents salons hi-fi : une reproduction des basses d’une grande qualité, obtenue avec une apparente facilité. Il ne s’agit pas ici d’analyser la musique, mais plutôt de s’installer confortablement, d’écouter et de simplement se faire plaisir.

Je comptais écouter uniquement le morceau titre de l’album « But Seriously » de Phil Collins, mais je me suis surpris à monter le volume et à me rappeler à quel point cet album est exceptionnel. À tel point qu’il est difficile de lui trouver des défauts lorsqu’il est écouté sur l’Atoll. J’étais comme hypnotisé, profondément absorbé par la musique. Waouh ! Quel son énergique, riche en détails, avec cette maîtrise du rythme et du timing une fois de plus mise en avant. Les basses sont magiques, les médiums immersifs et les aigus pleins d’énergie. Une combinaison gagnante.

Conclusion

J’ai particulièrement apprécié la volonté des concepteurs d’Atoll de préserver la sonorité du mixage original sans chercher à y apposer leur propre signature, comme c’est trop souvent le cas avec les amplificateurs actuels. La neutralité du SDA200 Signature est remarquable, tout comme son style et son élégance indéniables. Le fait que cet appareil soit non seulement conçu mais aussi fabriqué en France est un atout considérable, à une époque où tant de produits sont fabriqués en Extrême-Orient, privilégiant les coûts de production à la qualité.

Qu’un tel concentré de fonctionnalités puisse être proposé à ce prix est étonnant. Il coûte moins cher que ses concurrents, que je connais bien, tout en offrant davantage d’entrées, l’accès à la radio internet, une sortie numérique et cet écran central si informatif. À mon avis, il s’agit d’une véritable aubaine pour les audiophiles, un produit qui mérite amplement la mention « Meilleur achat ».

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