
Conclusion de l’article :
Qualité sonore
La connexion à mon réseau local (via Ethernet), à mes sources numériques (lecteur DVD, récepteur satellite, etc.) et à mes comptes Tidal, Spotify et Qobuz s’est faite sans le moindre problème. L’Atoll est arrivé à point nommé, car je rencontrais des difficultés avec une enceinte Audio Physic Classic 8 à impédance relativement faible, que mon amplificateur habituel peinait à alimenter. En revanche, le SDA300 a offert une performance magistrale, notamment grâce à sa puissance de 280 W sous 4 ohms.
L’Atoll a délivré des basses précises, dynamiques et profondes. On ressent une maîtrise et une précision exceptionnelles sur toute la gamme de fréquences, si bien que même les crescendos les plus amples sont restés dynamiques et puissants, avec une cohérence musicale chaleureuse. Cela était particulièrement flagrant lors de l’interprétation magistrale de la Deuxième Symphonie de Mahler (CBSO/Rattle), où une version nuancée et reconnue de l’œuvre a été reproduite avec un réalisme saisissant et une gravité impressionnante. L’ensemble de la prestation a été très apprécié par le jury, qui l’a vivement saluée. Il a notamment souligné la puissance et la précision du son, permettant une immersion totale dans la musique dès les premières notes.
La capacité à jouer avec douceur tout en maîtrisant la puissance de cette œuvre était remarquable, et nous avons tous convenu que l’articulation était superbe, notamment grâce à des basses d’une dynamique exceptionnelle, même à un volume d’écoute modéré. J’imagine que mes voisins partageraient cet avis, car je sentais non seulement mes organes internes, mais aussi le sol vibrer.
En revanche, le Gloria de Vivaldi (King’s Cambridge/Cleobury) fut un véritable enchantement lors de sa diffusion via l’Atoll. Après le départ du jury, je l’ai réécouté tant la clarté et l’immersion de l’auditeur étaient saisissantes. L’amplificateur a su tirer le meilleur parti de la fraîcheur et de la légèreté de la texture, restituées avec une vivacité saisissante. Les solistes étaient d’une clarté et d’une pureté exceptionnelles, et le violoncelle mélancolique m’a parcouru d’un frisson d’émotion. L’amplificateur SDA300 Signature a révélé un niveau de détail incroyable dans les médiums et les aigus, un degré inattendu pour un ensemble amplificateur/enceintes de ce prix.
À l’écoute du morceau « Rock Me Amadeus » (American Edit) de Falco (1986), le système a parfaitement restitué le son, recréant la présence du chanteur, comme s’il était là, devant nous. Le réalisme offert par le SDA300 Signature était saisissant ; la reproduction était d’une précision chirurgicale, chaque son guttural, chaque syllabe étant claire et distincte. La conception Atoll confère aux basses une puissance remarquable ; elles sont rapides et d’une agréable neutralité. L’association avec les enceintes Audio Physic a permis une image sonore d’une précision chirurgicale sur une scène sonore immense, plongeant l’auditeur au cœur de l’action. La reproduction des médiums était également d’une clarté et d’une neutralité remarquables, jamais criarde ni désagréable, contrairement à ce que l’on peut rencontrer avec des systèmes de moindre qualité.
La capacité à captiver l’auditeur a été confirmée par un morceau que j’écoute beaucoup ces derniers temps : « Shotgun » de George Ezra. On y perçoit une incroyable richesse de détails ; nos pieds se sont rapidement mis à taper du pied au rythme de cette mélodie entraînante, presque addictive, démontrant ainsi que le SDA300 Signature maîtrise parfaitement le timing, ce qui permet au morceau de s’enchaîner à un rythme soutenu, comme prévu. J’ai noté le naturel des médiums, tandis que d’autres ont souligné la profondeur et la précision des basses.
Passons ensuite à mes enceintes Revival Audio Atalante 3 : nous avions là des enceintes françaises alimentées par des électroniques françaises. « Paradise » de Coldplay m’a été suggéré par mon service de streaming lorsque je lui ai demandé ce que je devais écouter. C’est un mélange éclectique de cordes vibrantes, de synthétiseurs percutants et de basses puissantes, parfaitement restitué par les électroniques Atoll. J’ai savouré ce moment d’extase réconfortante avec un plaisir intense, tapant du pied au rythme de la musique. Le niveau de définition et de détail est incroyable, et l’on pourrait facilement croire que le son provient d’un système bien plus onéreux.
Pour clore ces séances d’écoute critique, j’ai écouté « The Crusader » de Chris Dr Burgh, où la dynamique de ce morceau de ses débuts était reproduite avec une précision remarquable. On a l’impression d’écouter un mini-opéra au sein d’un seul morceau, et la configuration entièrement française était parfaitement adaptée. L’amplificateur contribue à une scène sonore très réaliste, avec une image sonore d’une grande précision qui plonge l’auditeur au cœur de l’interprétation. Les instruments sonnent délicieusement chaleureux et envoûtants, la voix possédant une présence irrésistible. Ce DAC Burr-Brown a toujours été l’un de mes préférés pour sa douceur de restitution, même si de nombreux concepteurs semblent s’être éloignés de son utilisation autrefois omniprésente.
Pendant plusieurs semaines encore, j’ai conservé le SDA300 Signature au cœur de mon système quotidien et j’ai exploré les milliers de stations de radio internet, diffusant du monde entier, lors de moments de calme entre mes émissions d’actualités, de théâtre et de concerts classiques. L’Atoll SDA300 Signature offre une facilité d’utilisation constante et une chaleur sonore séduisante qui donne envie de continuer à écouter : c’est la marque non seulement d’un bon amplificateur, mais d’un amplificateur exceptionnel.
Conclusion
Dès qu’Atoll confirmera la compatibilité AirPlay du SDA300 Signature, je passerai commande afin de l’utiliser comme produit de référence. J’apprécie son design, sa simplicité d’utilisation et, surtout, sa qualité sonore. Son prix est également compétitif ; il offre un excellent rapport qualité-prix et l’achat séparé des composants de la gamme Atoll ou de toute autre marque réputée coûterait bien plus cher.
En résumé, nous avons ici un amplificateur de streaming superbement conçu et fabriqué en France, qui fait figure de référence. Côté son, il impressionne systématiquement, quelle que soit la source d’entrée et le genre musical. La synchronisation est impeccable, la scène sonore plus large et plus profonde que sur le SDA200, la définition est superbe et la dynamique ainsi que la restitution des détails dépassent les attentes pour ce prix. L’auditeur est immédiatement immergé dans la musique, qui devient extrêmement captivante ; à tel point qu’il est quasiment impossible de lui trouver le moindre défaut.
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