QUALITÉ SONORE
Une fois installé entre nos enceintes électrostatiques de référence Martin Logan ESL-X et un amplificateur Naim Supernait 2, l’Asimi a révélé une résolution exceptionnelle, notamment avec le câble « Grun » relié à une entrée RCA libre.
Certains auditeurs associent les câbles pour enceintes en argent à une certaine dureté sonore, mais Atlas a su éviter cet écueil. Le jeu de guitare pincée sur le titre « Meet Me In London » d’Antonio Forcione a gagné en délicatesse tout en conservant un surcroît de mordant. Les instruments se détachaient avec une clarté accrue.
En approfondissant l’écoute avec « London Calling » de The Clash, la voix de Paul se révélait douce tout en conservant une certaine menace. Une interprétation captivante.
CÂBLES DE MODULATION ASIMI LUXE
Les câbles de modulation intégrés au système existant a apporté un « plus » supplémentaire. Certes, les gains n’étaient pas aussi marqués qu’avec les câbles pour enceintes, mais la scène sonore a gagné en largeur, avec une augmentation sensible de l’assise des basses et une meilleure définition dans le haut du spectre.
Le changement le plus frappant concernait la manière dont les guitares aux sonorités cristallines du morceau « Into The White » des Pixies se fondaient l’une dans l’autre. Au lieu de former un simple tumulte sonore, je pouvais distinguer deux instruments bien distincts : l’un jouant la mélodie, l’autre la ligne principale. C’est une nuance subtile, mais bénéfique, qui a véritablement donné vie au morceau de manière impressionnante. Par ailleurs, la batterie et la basse ont gagné en présence, chacune révélant une profondeur et une clarté accrues.
Tout a pris une cohérence remarquable lors de l’écoute de la voix de Billy Mackenzie sur « Party Fears Two » du groupe The Associates. Son timbre de baryton s’est enrichi, semblant descendre un peu plus bas dans le registre. Pour autant, sa voix n’écrasait pas le reste du morceau, les instruments d’accompagnement conservant toute leur envergure au sein de l’ensemble sonore.
En passant des enceintes Martin Logan à une paire de modèles de bibliothèque Spendor A1, le duo de câbles Asimi a offert une restitution fluide et parfaitement homogène. J’ai été particulièrement impressionné par le rendu des guitares sur « Free Bird » de Lynyrd Skynyrd. L’interaction entre les guitares était excellente, mais surtout, la musique dégageait une sensation de vivacité et une réelle profondeur sonore. Même les applaudissements, au début et à la fin du morceau, sonnaient de manière réaliste — une prouesse dont peu de câbles sont capables.
En écoutant BBC Radio 4, j’ai également remarqué la richesse des timbres de voix des présentateurs, chacun gagnant en personnalité et en présence.
CONCLUSION
Les Atlas Asimi sont certes onéreux, mais ils bénéficient d’une construction superbe et, surtout, possèdent une prestance sonore que peu d’autres câbles peuvent égaler. Ils n’imposent que très peu leur propre signature au système, laissant ainsi la musique s’exprimer librement. La gaine en cuir réalisée sur mesure est également unique en son genre et renforce le sentiment de luxe. Branchez-les à votre système et vous entendrez assurément la différence.
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