« Test du transport réseau Lindemann Limetree Bridge II » WHAT HI-FI ?

Son

Le Lindemann s’impose grâce à une restitution plus expressive et plus plaisante. À l’écoute de la *Suite Karelia* (op. 11) de Sibelius, c’est le Limetree qui capte le mieux notre attention, grâce à son élan plus fluide et à une gestion plus subtile de la dynamique.

On perçoit également un peu plus de détails, mais c’est surtout la manière dont ce petit lecteur réseau assemble toutes les informations pour former un tout musical et captivant qui nous séduit.

Le son est audacieux et puissant, sans jamais paraître excessif. Les grands écarts dynamiques sont restitués avec enthousiasme, tandis que les nuances instrumentales — et leur impact positif sur l’œuvre — ne sont jamais négligées.

La tonalité n’est pas un aspect sur lequel un lecteur réseau a une influence majeure, car d’autres éléments du système impriment davantage leur caractère au son ; on peut toutefois affirmer que le Bridge II fait preuve de l’équilibre attendu. L’image stéréo offerte par le système est vaste et stable, conservant sa précision même lorsque la musique devient complexe.

Bien que l’association Lindemann/Chord soit extrêmement performante, elle ne délivre pas cette « matière » sonore ou ces basses d’une lourdeur imposante que certains autres lecteurs peuvent offrir. En revanche, on bénéficie d’une agilité et d’une définition des basses fréquences de premier ordre, alliées à une grande transparence.

Un compromis qui nous convient parfaitement.

Nous avons passé de nombreuses heures à explorer notre discothèque (stockée sur des serveurs NAS) ainsi que les services de streaming tels que Tidal et Qobuz. La voix de Nina Simone se révèle aussi passionnée et puissante qu’espéré ; sur le titre *Sinnerman*, elle est d’une clarté et d’une énergie remarquables pour cette gamme d’appareils. L’accompagnement instrumental est rythmiquement impeccable et nous entraîne dans l’énergie du morceau. Le titre *The National Anthem* de Radiohead jaillit de nos enceintes ATC avec une belle fougue. Le son fait preuve de raffinement, sans pour autant aseptiser un morceau aussi percutant.

Les résultats sont tout aussi convaincants lorsque nous utilisons la connexion Bluetooth avec notre iPhone. Bien que ce type de liaison ne soit pas notre premier choix pour une qualité sonore optimale, son côté pratique est indéniable. Via cette entrée, le Limetree délivre une restitution solide, audacieuse et performante, tout en faisant preuve d’une grande stabilité.

La finesse d’analyse est au rendez-vous : nous nous laissons porter par *Poem Of The Atoms II* d’Armand Amar sans nous soucier d’une éventuelle altération du signal liée au format sans fil. On ne peut en attendre davantage.

Verdict

Nous sommes surpris qu’il n’existe pas plus de transports réseau (streaming transports) sur le marché, compte tenu du nombre considérable d’appareils dotés d’entrées numériques.

Le Lindemann Limetree Bridge II ne paie peut-être pas de mine et ses fonctionnalités pourraient en rebuter certains, mais en matière de performances, rares sont les alternatives que nous préférons.

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