Conclusion de l’article :
Son
« Do You Remember? » débute par un riff de guitare mélancolique, accompagné de percussions discrètes. « Comme c’est bon, le matin, quand les lilas sont en fleurs ! Et allongé sur le canapé, la fenêtre ouverte… De grands rêves, et tout était permis… » Waouh ! C’est vraiment magnifique d’entendre Florian Paul chanter de sa voix mélodieuse, se remémorant le passé. Non pas d’une manière vraiment triste ou douloureuse, mais plutôt comme lors d’un voyage en train, le regard absent perdu au loin par la fenêtre, absorbé par ses pensées.
Le groupe Die Kapelle Der Letzten Hoffnung (La Chapelle du Dernier Espoir) contribue également à cette ambiance, évoquant un film grand écran de vastes plans de paysages, dans lequel l’amplificateur connecté m’immerge complètement. De temps à autre, une note de basse légèrement grondante me tire du sommeil… Tiens, une erreur de débutant, je suppose que je n’avais pas fait attention à la polarité du secteur… J’ai donc simplement inversé la prise. Résultat : l’Atoll SDA300 Signature me récompense par des basses plus définies et une scène sonore encore plus ample qu’auparavant, légèrement plus large qu’avec l’excellent amplificateur de streaming Roksan Caspian 4G. Cette action améliore également la profondeur de champ, et le groupe et le chœur occupent désormais une distance respectueuse par rapport à Florian Paul.
L’atmosphère est envoûtante et extrêmement détendue pendant « Estate » de l’album Italia de Till Brönner ; le bugle est joué avec un toucher délicat et velouté, et une agréable chaleur. L’Atoll SDA300 Signature, cependant, ne révèle tout son potentiel qu’après quelques jours de rodage. Au départ, le son est très neutre et les aigus un peu criards ; il faut donc le laisser faire son travail. Il vous offrira, entre autres, la délicate sonorité d’un instrument à vent. Il vous transportera vers une douce nuit d’été sur la côte de Salerne, un verre de vin rouge à la main, face à Amalfi, tandis qu’en fond sonore, le jeu aérien et décontracté de l’orchestre accompagne le doux clapotis des vagues, incarnant la dolce vita.
Une fois chaud, l’amplificateur connecté me permet également d’apprécier la voix cristalline de la merveilleuse chanteuse Kate Bush sur « Wuthering Heights ». Aucune dureté ni agressivité ne vient perturber mes oreilles, et pourtant le SDA300 Signature ne masque ni n’édulcore rien ; l’ampli restitue avec brio les nuances de la chanteuse britannique. Il en va de même pour le piano, et si vous craignez une distorsion comme celle de la guitare électrique sur la version originale du morceau, vers 1978 – à l’époque, le mixage était déjà parfois un peu approximatif –, rassurez-vous, ce n’est pas le style de l’Atoll. Il se comporte de manière impeccable et, dans ces moments potentiellement délicats, il apporte cette subtile chaleur que ses concepteurs ont su mettre en œuvre avec brio. Le SDA 300 Signature me paraît un peu plus doux que l’IN300 ; cela est probablement dû aux améliorations apportées par Atoll à cet amplificateur intégré ces dernières années.
Saxnbass avec Markusphilippe. Bon, laissons de côté la discrétion. Le duo Markusphilippe, composé du contrebassiste Markus Fritzsche et du saxophoniste Philippe Chrétien, monte sur scène. Ils ont amené avec eux la « Panthère Rose », qui se déplace avec précaution sur la pointe des pieds, veillant à ce qu’il ne lui arrive rien. Mais les enceintes colonnes LUA Con Espressione et les enceintes bibliothèque AP-Elektroakustik MONITOR 30P sont mises à rude épreuve.
Pendant le morceau de contrebasse, l’amplificateur Atoll SDA300 Signature propulse les enceintes avec une telle force que mon invité, Niklas B., et moi-même restons sans voix. L’instrument, grandeur nature (si tant est qu’on puisse parler de « vie » pour une contrebasse), se dresse devant nous. La façon dont Markus Fritzsche manipule ces cordes incroyablement longues et difficiles à accorder, et leur insuffle une telle énergie, est tout simplement superbe. Stoïques, imperturbables et d’une sécheresse absolue, les notes de basse, étirées et profondes, résonnent avec une qualité rarement entendue ; la conception double mono de l’ampli, avec ses deux transformateurs toroïdaux, y est pour beaucoup. Ainsi, même les subtiles nuances du souffle du saxophone de Philippe Chrétien sont parfaitement préservées. Tantôt rapides et énergiques, tantôt traînantes, on a presque envie de toucher l’enregistrement.
Revenons-en à Florian Paul & Die Kapelle Der Letzten Hoffnung avec le morceau « Bella Maria », que je qualifierais de jazz balkanique allemand. Certes, ce n’est pas vraiment le genre de mon auditeur invité, mais il persévère courageusement. Les paroles sont passionnantes et la production tout simplement superbe. Le groupe se lance dans la musique avec une énergie et une verve incroyables ; impossible de ne pas taper du pied au rythme de ces arrangements de cuivres sophistiqués : un vrai régal. La vie et la fête sont à l’honneur, comme l’indique clairement le texte, d’une grande clarté. L’ambiance s’emballe et impossible de s’ennuyer avec cette configuration complexe. L’Atoll SDA300 Signature, lui aussi, est dans son élément ; il recrée l’atmosphère avec une intensité incroyable. Plus proche de nous que le Roksan Caspian 4G, un peu plus discret, il envoie du lourd. Il encaisse tout. Même à volume maximal, l’ampli ne faiblit pas, comme pour dire : « C’est tout ce que vous voulez ? Donnez-m’en plus, s’il vous en reste… »
Conclusion
Quiconque rêve d’un système hi-fi tout-en-un combinant streaming et amplification double mono haut de gamme avec une qualité audiophile devrait s’intéresser de près à l’amplificateur de streaming Atoll SDA300 Signature. Outre ses nombreuses entrées numériques, il dispose également d’entrées analogiques. L’appareil, de fabrication française, possède un grand écran à la fois excellent et informatif, et son utilisation, via les deux commandes rotatives et les boutons-poussoirs, est simple et intuitive. L’application est tout aussi conviviale. Sur le plan sonore, il penche légèrement du côté chaud de la neutralité, offrant ainsi une restitution agréable sans bavure ni omission de détails. Sa spatialisation est superbe, tant en largeur qu’en profondeur, avec une subtile sensation d’accessibilité. L’Atoll SDA300 Signature offre une précision rythmique impeccable, gérant avec aisance les exigences musicales et de puissance. Cet amplificateur français est tout aussi à l’aise dans les passages calmes que dans les passages expressifs.
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