« Câble de haut-parleur Atlas Cables Mavros Transpose Speaker Grun – Entièrement au service de la musique » FWD

Impossible de faire marche arrière

Après une brève période de rodage, le moment est venu de comparer ce câble au modèle Ailsa — lui-même très performant — que j’utilise quotidiennement avec une grande satisfaction depuis un an. Sans même m’attarder sur des morceaux précis, je constate immédiatement que la restitution des basses fréquences gagne considérablement en poids et en détails. À tel point que je peux réduire le réglage SAM (Speaker Active Matching) de mon amplificateur Devialet de vingt-cinq à vingt pour cent. Pour mieux cerner les différences, je me tourne vers quelques morceaux que j’écoute souvent. Une comparaison directe A/B est difficile, car je ne peux pas brancher les deux jeux de câbles simultanément ; je dois donc me fier à ma mémoire et à ma longue expérience du câble Ailsa. Je commence par le titre « Dorian » d’Agnes Obel. Sa voix se détache davantage des enceintes et occupe l’espace avec plus de liberté, tandis que les chœurs sont bien plus faciles à distinguer en tant qu’élément à part entière. Le piano gagne en puissance et les attaques vigoureuses sur les touches offrent plus d’impact. Les notes de basse profonde qui parcourent le morceau soutiennent la musique avec force, tout en étant restituées avec une précision accrue. Le réalisme et la sensation de présence font un bond en avant. Le son gagne en sérénité, sans jamais devenir mou ou terne pour autant. « Chan Chan » du Buena Vista Social Club est un morceau maintes fois écouté, mais qui reste excellent pour mettre en évidence les différences entre les éléments d’un système — ou, dans ce cas, entre les câbles. Je n’avais jamais entendu ce titre avec autant de délicatesse et de nuances dans ma salle d’écoute. Les voix gagnent en corps et en caractère ; les inflexions vocales sont plus audibles, tout comme les nuances distinctes entre les différents chanteurs. Les hautes fréquences sont bien plus transparentes, avec une délicatesse et une fragilité incroyables — dans le meilleur sens du terme. Les instruments à vent sont restitués avec plus de puissance et leur positionnement est encore plus précis au sein d’une image stéréo vaste et profonde. La musique s’écoule avec fluidité : elle est détendue, sans jamais manquer de vivacité. Je me surprends à me balancer doucement au rythme de la musique. Les différentes percussions gagnent en richesse de timbre et en nuances, paraissant encore plus authentiques. Dans l’interprétation par Johnny Cash du titre « One » de U2, la guitare acoustique qui ouvre le morceau sonne de façon superbe. Délicate et raffinée, cette qualité demeure perceptible tout au long du morceau, même lorsque la voix et les autres instruments entrent en jeu. La voix de Johnny mêle des nuances sombres, fragiles et — par moments — puissantes ; le Mavros Transpose Grun restitue cela avec brio, conférant à la musique une profondeur émotionnelle et une résonance accrues.

Bien plus de détails

Il est difficile de définir précisément ce qui rend ce câble plus exceptionnel ou meilleur que, par exemple, l’Ailsa. Au-delà des paramètres individuels que j’ai mentionnés, c’est avant tout une question de ressenti. La reproduction sonore devient plus organique, plus naturelle et plus fluide. En fait, on entend moins le câble et plus la musique. La technologie Grun utilisée dans le Mavros Transpose remplit parfaitement son rôle en réduisant le bruit de fond et en améliorant la transparence. *Fragile* de Sting sonne exactement comme son titre l’indique. Ici, la guitare acoustique joue un rôle prépondérant aux côtés de la voix si particulière de Sting. Le morceau sonne d’une beauté saisissante et d’une richesse de détails incroyable. Les petits instruments de percussion trouvent leur place dans l’image stéréo ample et profonde, et je n’avais jamais entendu le carillon de barres aussi détaché. On entend distinctement le bruit de la baguette frottée contre les différentes barres, comme si chaque barre était touchée. Dans *Yulunga* de Dead Can Dance, deux instruments de percussion se distinguent particulièrement, surgissant presque de nulle part à l’extrême gauche et à l’extrême droite. À droite, une cabasa, et à gauche, un shaker. Dans une configuration moins révélatrice, les deux instruments sonnent de façon assez similaire. Le câble d’enceinte Ailsa parvient déjà à créer une distinction significative entre les deux, mais le Mavros Transpose Grun va beaucoup plus loin. La différence est désormais indéniable, et le placement des deux instruments dans la scène sonore profonde est encore meilleur. L’instrument de droite est positionné plus en avant, tandis que celui de gauche est plus en retrait. Les percussions plus lourdes, probablement des congas, gagnent en profondeur et en puissance. On entend plus clairement les vibrations des peaux de tambour. Cela fait longtemps que je n’ai pas écouté l’album live de Fleetwood Mac, The Dance. En regardant l’émission Top2000 a gogo, cet album m’est revenu en mémoire. Je me suis souvenu que la reproduction des basses, en particulier, était impressionnante. Avec le Mavros Transpose Grun, c’est encore mieux ; la grosse caisse a un impact qui, pour la première fois, crée l’illusion d’être réellement présent au concert. On y perçoit une puissance, une précision et une définition exceptionnelles. Non seulement les basses progressent considérablement, mais les cuivres gagnent également en puissance et en réalisme. La reproduction dynamique est exceptionnelle et l’ambiance de la salle est mieux retransmise dans ma pièce d’écoute. Le son est tellement bon que j’écoute l’album en entier. Au risque de déranger mes voisins, je passe « Electrified II » de Yello à plein volume. La basse électronique est d’une précision chirurgicale et descend profondément. L’image stéréo, déjà large et s’étendant bien au-delà des enceintes, devient encore plus vaste. Les sons du morceau sont encore plus faciles à suivre et semblent flotter dans l’espace. La voix de Dieter Meier sonne d’un réalisme saisissant et possède une présence et une profondeur remarquables. Pendant la période de test, j’ai écouté énormément de musique et j’ai été constamment surpris par la richesse des détails sur tout le spectre, qu’il s’agisse des magnifiques ballades d’Herman van Veen, du rock puissant de Dire Straits et Tina Turner, des superbes voix masculines et féminines d’Oleta Adams et de Simply Red, ou encore d’œuvres orchestrales.

Changement de cap

Avec le câble Atlas Cables Mavros Transpose Grun, vous passez de la hi-fi exigeante au très haut de gamme. Ce n’est pas seulement la précision sur l’ensemble du spectre qui progresse significativement, mais surtout la reproduction plus organique, la fluidité et la sérénité accrue qui se distinguent. La spatialisation des voix et des instruments gagne en ampleur et en profondeur. La distinction entre les différents instruments est encore plus marquée grâce à une palette de timbres plus riche. Le câble s’efface et se met entièrement au service de la musique. Comparé à la concurrence, le Mavros Transpose Grun est proposé à un prix relativement avantageux. Certes, il s’agit d’un investissement conséquent, mais cela en fait une option sérieuse pour ceux qui souhaitent tirer le meilleur parti de leur magnifique système audio haut de gamme sans se ruiner. Un conseil : assurez-vous d’avoir les fonds nécessaires avant d’écouter l’Atlas Cables Mavros Transpose Grun, car il y a de fortes chances que vous passiez à l’acte !

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