Conclusion de l’article :
Écoutez bien
À la réception des amplificateurs, j’étais en pleine évaluation d’enceintes Fyne F55, d’un prix abordable mais qui se sont révélées particulièrement performantes dans un espace où les enceintes colonnes peinent souvent à s’adapter à l’acoustique de la pièce. L’électronique Atoll s’est avérée un mariage parfait avec les F55E et le système a véritablement brillé. Preuve qu’une amplification haut de gamme peut sublimer les performances d’une enceinte. Les enceintes d’entrée de gamme apprécient souvent un bon amplificateur.
Du baroque au piano, en passant par l’orchestre symphonique, l’oratorio, la pop et le hard rock, les F55E, alimentées par le ST300 Signature/AM300 Evo, ont tout restitué avec brio, produisant un son d’un réalisme saisissant, d’une ampleur et d’un caractère exceptionnels, véritablement captivant. Mon seul regret : le ST300 Signature ne mémorise pas son réglage à l’allumage. Je souhaitais qu’il reprenne la lecture de la même source qu’à l’arrêt, mais impossible. Il faut tout resélectionner.
J’ai également eu l’occasion de tester une paire d’enceintes de bibliothèque deux voies Tangent, les Spectrum X5 Mark II, toutes deux fabriquées au Danemark. Sur le plan sonore, l’association avec l’électronique Atoll était tout simplement parfaite. Grâce au ST300 Signature, qui rend accessible l’univers de la radio internet, BBC Radio 3 a diffusé un récital à l’heure du déjeuner, interprétant le Concerto pour piano n° 2 de Chostakovitch, avec une magnifique ambiance sonore provenant de la salle. Cela m’a incité à réécouter l’enregistrement mono de 1958, avec le compositeur au piano. La reproduction de cet instrument, véritable test pour les systèmes audio, était d’une grande richesse de détails. Nous avons pu apprécier un piano au son naturel, d’une vivacité et d’une expressivité exceptionnelles, avec des aigus d’une brillance remarquable et des médiums clairs et exempts de distorsion. La clarté des médiums a été confirmée lors de nombreuses heures d’écoute de programmes parlés en l’absence du panel, notamment des bandes originales de séries télévisées et des pièces radiophoniques, dont beaucoup me sont très familières. Les voix sonnaient naturelles, avec un équilibre clair, net et doux, même si elles n’étaient pas aussi chaleureuses que d’habitude.
Les voix étaient également bien rendues par l’Atoll ST300 Signature/AM300 Evo lorsqu’il pilotait les petites enceintes Spectrum. Heureusement, elles n’étaient pas présentées de manière trop frontale, comme c’est parfois le cas avec les systèmes audio modernes. Avec le tube pop/rock de T’Pau, « Heart and Soul » (1987), le système a géré la production complexe mieux que prévu. La voix puissante de Carol Decker était bien équilibrée, bien placée et juste. Le mélange caractéristique de couplets parlés et de refrain énergique et entraînant peut parfois donner un résultat confus et désagréable. Ce n’était pas le cas ici. Nous avons bénéficié d’une excellente reproduction de l’introduction atmosphérique avant la montée en puissance de cet hymne rock rapide et riche en synthétiseurs, qui a très peu perdu de sa qualité grâce au contrôle offert par l’Atoll ST300 Signature/AM300 Evo. Impressionnant !
Français et Français
J’ai ensuite placé mes enceintes Revival Atalante 3 au centre de la scène pour obtenir un système entièrement conçu en France. Je crois n’avoir jamais testé un produit Atoll sans être véritablement conquis par sa qualité sonore, sa fabrication et son prix abordable. Il semble que la combinaison ST300 Signature/AM300 Evo ne décevrait pas, et cela s’est confirmé avec les Revival à leur place habituelle. Elles ont révélé tout le potentiel des électroniques Atoll, offrant un niveau de raffinement exceptionnel.
La musique était rapide, agile et énergique, mais aussi incroyablement détaillée et résolue, au point que j’avais l’impression d’écouter des amplificateurs de studio. Les produits Atoll se situent dans le haut de gamme de la hi-fi, flirtant avec le domaine professionnel, et créent des paysages sonores tridimensionnels quasi holographiques, non seulement en localisant précisément les musiciens, mais aussi en permettant à l’auditeur de suivre chacun de leurs mouvements. C’est tout simplement époustouflant. L’électronique ne cherchait pas à imposer sa marque au signal d’entrée, mais préservait son naturel et la fidélité aux intentions des ingénieurs du son ; pour moi, la précision est le summum de l’amplification de précision.
Couplage européen
Pour le retour de l’AM300 Evo chez Replay Audio, j’ai opté pour l’excellent ST300 Signature et mes fidèles blocs mono Trigon Dwarf II, car je connais leur capacité à alimenter parfaitement mes enceintes Revival et le rendu sonore obtenu avec d’autres lecteurs réseau et sources. Quel résultat ! Ce couplage européen, avec une source française et un amplificateur allemand, était tout simplement incroyable, le tout relié aux Revival Atalante 3. Avec le remix 2012 de Live in Paris 1979 de Supertramp, et l’intention de n’écouter que l’interprétation brillante et énergique de The Logical Song, nous avons été tellement captivés par la musique que nos pieds se sont mis à taper du pied au rythme de Dreamer et du reste de l’album, bercés par un son exceptionnel.
Dans cette nouvelle configuration, le lecteur réseau a conservé toutes ses qualités, mais le son était plus complet et plus riche, d’une manière difficile à décrire. Inutile de préciser que je n’ai jamais entendu mes enceintes sonner aussi bien. Le même constat s’est vérifié lors de l’écoute de la parole.
Le son, à la fois doux, raffiné, détaillé et parfaitement équilibré, d’une résolution exceptionnelle, était sublimé par les Trigons. Certes, la fluidité n’était pas aussi prononcée qu’avec la combinaison Atoll, mais la restitution me convenait parfaitement et s’accordait à merveille avec mes enceintes Atalante 3. L’image sonore, la précision rythmique et l’ampleur de la scène stéréo étaient impressionnantes ; un sans-faute à mon goût. Mes enregistrements personnels sonnaient exactement comme je m’en souvenais à leur sortie du studio, exempts de défauts et d’artefacts indésirables tels que la sibilance ou la nasalité, souvent présents avec des appareils électroniques de moindre qualité.
L’amplificateur AM300 Signature offrait une dynamique impressionnante, même sur des morceaux plus exigeants et virtuoses, sans jamais donner l’impression d’être à court de ressources ou de risquer de s’essouffler. Ce constat était particulièrement frappant sur les œuvres classiques d’envergure, réputées pour leur dynamique. J’ai été émerveillé par la reproduction d’« Ainsi parlait Zarathoustra » de Strauss (Haitink/Concertgebouw, 1973, Philips), d’une ampleur et d’un réalisme saisissants, débordante d’énergie orchestrale et d’une luminosité envoûtante.
Un duo gagnant
Un design superbe, une qualité de fabrication irréprochable qui respire le savoir-faire artisanal, et une combinaison débordante de fonctionnalités : l’Atoll ST300 Signature/AM300 Evo est un duo gagnant, s’il en est. Les ingénieurs normands ont réalisé un travail remarquable pour améliorer l’excellent ST200, mais avec ce modèle amélioré, ils ont vraiment mis le paquet. J’apprécie sa simplicité d’utilisation, l’accès facile à la musique et, surtout, la qualité sonore.
J’ai presque honte d’avouer que je me suis tellement habitué aux solutions tout-en-un qui inondent le marché audiophile, comme le puissant Hegel H600, que j’avais oublié tout le potentiel d’un système composé d’étages de puissance séparés et d’alimentations indépendantes. Quiconque recherche une solution streamer/amplificateur en deux boîtiers devrait absolument découvrir les performances de l’Atoll ST300 Signature/AM300 Evo. Vous ne serez pas déçu.
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Atoll ST300 SIGNATURE
Atoll AM300 EVOLUTION
