« Atoll SDA300 Signature » STEREO LIFE MAGAZINE

Stereolife - RekomendacjaConclusion de l’article :

Son

J’ai commencé à écouter l’Atoll bien avant d’avoir analysé en détail sa documentation, et encore moins de l’avoir démontée. Pour diverses raisons, mon planning de tests a été assez chaotique ces derniers temps, et j’ai donc décidé de ne pas prendre le temps de décrire chaque appareil en détail. À un moment donné, j’avais l’impression d’être sur trois fronts : décrire un appareil, photographier un autre et écouter le troisième. Une fois mon travail terminé, le SDA300 Signature a de nouveau bouleversé mes plans. Non pas qu’elle soit capricieuse ou difficile à utiliser. Bien au contraire : trois minutes après avoir ouvert la boîte, elle était connectée et prête à l’emploi, et j’ai immédiatement lancé Roon sans même me soucier de l’application. Aucun problème lors de la séance photo n’a non plus perturbé mes plans. Je préfère nettement un boîtier en métal comme celui-ci aux enceintes recouvertes de placages exotiques et de dix-neuf couches de laque brillante. Alors pourquoi ce tout‑en‑un français a‑t‑il fait attendre les autres appareils plus longtemps que prévu ? La réponse est simple : il sonnait tellement bien que pendant deux semaines, je n’ai tout simplement pas voulu le débrancher, même si j’ai su en quelques minutes qu’il était exceptionnellement bon.

Pour être honnête, je ne sais pas si ce n’est pas le meilleur système tout-en-un à moins de trente mille zlotys. Je ne peux pas l’affirmer, car je ne les ai pas tous écoutés, mais j’ai eu l’occasion d’en tester un certain nombre dans des conditions contrôlées et je sais à quoi m’attendre d’un tel appareil lors de séances d’écoute. Les miracles sont rarement possibles, mais grâce à la miniaturisation de nombreux composants, on peut atteindre un niveau proche de celui des bons systèmes composés d’éléments séparés, avec l’avantage d’avoir un seul boîtier au lieu de deux ou trois. C’est donc un compromis. Sauf qu’avec l’Atoll, je n’entends aucun compromis. Pas une seule fois je ne me suis dit : « Oui, c’est bien, rien à redire, mais si je remplaçais ce tout‑en‑un par un bon streamer et un ampli intégré ou une bonne puissance, là ce serait vraiment autre chose… ». Non. Le SDA300 Signature sonnait excellent dès le départ. C’était une bête sauvage, exprimant tout son potentiel, s’y investissant pleinement et abordant chaque enregistrement avec une confiance incroyable, sans le moindre complexe.

Surtout, il ne s’agissait pas seulement de mes premières impressions. Une fois habitué à l’idée qu’on pouvait tirer autant d’un seul appareil, même de taille modeste, et après avoir analysé le son calmement, élément par élément, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il n’y avait rien à redire. Bien sûr, le SDA300 Signature a son propre caractère. En fait, il sonne comme l’AM300 avec un streamer haut de gamme axé sur la transparence et la clarté. Le résultat est un son naturel, cohérent et polyvalent, mais surtout dynamique, net, rapide et précis, avec la puissance des transistors, et même une certaine désinvolture. Certains préfèrent l’ambiance classique et stéréotypée des amplis à tubes, idéalement associée à de grandes enceintes conçues autour d’un haut-parleur large bande, et c’est tout à fait légitime : c’est une question de goût. Objectivement, cependant, l’Atoll est irréprochable. Malgré sa vivacité, sa résolution et une puissance qui s’entend et se ressent, même à faible volume comme pendant la montée en température, son rendu n’est jamais agressif, froid, dur ou anguleux. Le tout‑en‑un français sait que la musique est avant tout une affaire d’émotions. Il sait les extraire, les amplifier et toucher instantanément l’auditeur. Il le fait dans un style que j’associerais spontanément aux électroniques Naim : rythme, énergie, authenticité et restitution directe des médiums sont primordiaux. À vrai dire, l’Atoll sonnait encore plus Naim que le Naim lui-même. Je le sais car j’ai testé l’Uniti Nova, et bien que je n’aie que des éloges à son sujet, il ne m’a pas autant impressionné que le SDA300 Signature. Mais en même temps, ce n’est pas surprenant, car aucun autre système tout-en-un ne m’a autant marqué.

Pour nuancer mon propos, il serait utile de souligner quelques points négatifs relevés lors de mes écoutes. En gros… Bon, j’ai compris ! Si j’envisageais d’acheter ce modèle, je vérifierais d’abord si mes enceintes sont prêtes pour ça. Autrement dit, un tel concentré de puissance, délivrant un son sans compromis à bien des égards, révélerait-il leurs faiblesses ? Et surtout, le son deviendrait-il trop brillant, trop direct, agressif et trop tranchant ? Avec les moniteurs Equilibrium Nano, aucun problème de ce genre. Le caractère de l’Atoll leur convenait parfaitement. On pourrait parler d’une synergie immédiate. Avec les Audiovector QR5, c’était différent. Les câbles Cardas Clear Reflection ont sauvé la mise, mais le résultat était loin d’être idéal. Il est vite apparu que ces enceintes colonnes danoises peuvent se montrer dures, métalliques et désagréables dès que l’enregistrement le justifie. Quelques dizaines de secondes suffisent pour qu’un disque finisse à la poubelle. Je recommanderais l’Atoll pour des enceintes au son neutre, voire pour celles qui privilégient un son calme, raffiné et musical. Il n’est pas nécessaire qu’elles aient un son chaleureux et enveloppant, mais il serait appréciable qu’elles ne soient pas trop pointilleuses. Vienna Acoustics correspond davantage à mes goûts que Triangle. Hormis un compte en banque bien garni ou une bonne solvabilité, c’est pratiquement la seule condition requise pour profiter pleinement du son du SDA300 Signature.

Conception et spécifications

L’Atoll SDA300 Signature est un système tout-en-un combinant amplificateur, lecteur réseau et convertisseur numérique-analogique. La sortie casque en façade est un atout appréciable.

Verdict

Si je devais décrire mes impressions après avoir testé le système français en des termes simples et directs, je dirais qu’il m’a tout simplement époustouflé. Après avoir testé de nombreux amplificateurs réseau audiophiles et systèmes tout-en-un, tels que le Lyngdorf TDAI-3400, le Hegel H390, le Devialet Expert 140 Pro, le Naim Uniti Nova, l’AVM Inspiration CS 2.3 et le Lindemann Musicbook Combo, je pensais avoir tout vu. Du moins, pas en matière d’appareils à prix abordable. Le SDA300 Signature a prouvé qu’il est encore possible de faire des merveilles dans ce domaine, et ce, dans le plus pur style Atoll, en combinant un amplificateur robuste, conçu comme à l’ancienne, et un lecteur réseau moderne, le tout dans un seul châssis. Grâce à sa compatibilité avec Spotify Connect, TIDAL Connect et Roon, il nous libère de tout besoin d’applications externes. Malgré quelques défauts, comme un volume un peu trop élevé en début de course, c’est le meilleur système tout-en-un que j’aie jamais testé. Ce n’est peut-être pas le plus esthétique, car Devialet, Naim et Lindemann sont également en lice, mais en termes de design interne et de qualité sonore, seul le Hegel H390 peut peut-pêtre rivaliser avec l’Atoll.

Mais ce n’est pas tout. Il est également crucial de noter que, comparé aux concurrents mentionnés, c’est aussi le moins cher. Le Lyngdorf coûte 27 900 PLN, le Hegel 28 999 PLN, le Devialet 23 999 PLN, le Naim 27 499 PLN, l’AVM 26 990 PLN, le Lindemann 22 500 PLN et l’Atoll 20 990 PLN. Ce constat est stupéfiant et, d’une certaine manière, il annule le seul défaut de ce modèle. Même si ce n’est pas le partenaire idéal pour des enceintes au son brillant et dynamique, avec un bonus financier de 7 000 à 8 000 PLN, vous pourriez envisager de changer vos enceintes pour un modèle qui s’harmonisera parfaitement avec le SDA300 Signature et sera tout simplement meilleur que vos enceintes actuelles. Cependant, si cela n’est pas indispensable, la seule question à se poser est de savoir s’il ne serait pas plus judicieux d’opter pour un ensemble composé du lecteur réseau ST300 Signature et de l’amplificateur de puissance AM300. Ce n’est pas une nécessité, certes, mais les équipements Atoll, c’est un peu comme ces soldes de vinyles surprises : face à de tels prix, on se laisse emporter et on achète plus de disques qu’on ne pourra en écouter en un mois. Et on ne le regrette pas ensuite.

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