« Le câble XLR Atlas Ailsa Duo OCC offre le juste équilibre » THE EAR

The Ear - Editor's ChoiceConclusion de l’article :

Qualité sonore
Les câbles XLR Ailsa Duo ont eu fort à faire face aux NF-2405 Pure Silver XLR d’In-akustik, trois fois plus chers et d’une longueur d’un mètre seulement. Si les câbles Atlas n’ont pas pu rivaliser avec leur finesse et leur fluidité, ils ont néanmoins tenu tête à leurs concurrents en matière de synchronisation, un point crucial. L’image sonore était également très proche, surpassée uniquement par la résolution exceptionnelle des câbles allemands.
À bien des égards, les Ailsa Duo sont tout aussi plaisants, offrant des basses très solides grâce à une définition précise et nette des attaques et à une synchronisation impeccable. Lors de chaque comparaison effectuée, cette qualité s’est avérée supérieure chez les Ailsa Duo, même face à certains câbles RCA lorsque seule la source disposait d’une connexion symétrique. Dans la plupart des cas, le RCA l’emporte sur le XLR sur de courtes distances lorsqu’un des composants n’est pas parfaitement symétrique, notamment en ce qui concerne la synchronisation.
Le plus intéressant, c’est que les Ailsa Duo semblent plus calmes et plus mesurés que de nombreux autres câbles, qui paraissent précipités en comparaison. Ceci est le résultat d’une réduction drastique du bruit et de pertes grâce à l’utilisation de cuivre OCC dans les conducteurs et les broches de contact, ainsi qu’au choix de la topologie.

Image et profondeur
L’image sonore est un autre atout majeur. Là où d’autres câbles présentent un son relativement plat, l’Ailsa Duo révèle la profondeur de la scène sonore, créant une image stéréo véritablement tridimensionnelle. Cette capacité à définir la position des sons – latéralement et d’avant en arrière – permet aux instruments et aux voix de s’épanouir dans le mixage. Lorsque tout est contraint à un plan superficiel, ces éléments perdent en caractère et en détails. L’Ailsa Duo restitue les sons de bas niveau qui donnent de la rondeur à chaque note, offrant à la musique plus d’espace. J’ai constaté cela particulièrement évident avec l’album Ebony & Ivy d’Esperanza Spalding, qui peut facilement paraître étouffé ; ici, il était plus facile de suivre les multiples voix, même lors des passages denses.
Avec des mixages électroniques véritablement spacieux, vous obtenez une scène sonore immense et des basses superbement définies. L’album Gravitational Collapse de Konx-om-Pax a révélé une énergie particulièrement nette et puissante dans les graves, se détachant sur un fond d’un noir profond. Si les aigus ne sont pas aussi doux que ceux des meilleurs câbles d’interconnexion (plus onéreux), l’Ailsa Duo reste plus précis dans les hautes fréquences que la quasi-totalité des autres câbles que j’ai pu tester.

Dynamique
La dynamique, ou le rendu vivant de la musique, est également remarquablement bien rendue. Chaque morceau écouté a été restitué dans l’esprit de sa création ; les meilleurs enregistrements semblaient vivants et suscitaient une véritable immersion. Même les enregistrements moins parfaits étaient captivants, ce qui constitue le véritable critère d’évaluation de tout équipement audio : donne-t-il envie d’écouter ? Dans le cas de l’Ailsa Duo, la réponse est un oui sans hésitation. On peut poser son téléphone, se laisser absorber par la musique et oublier tous ses soucis.
Après un début difficile suite à l’expérience avec un câble alternatif hors de prix, l’Atlas Ailsa Duo OCC a fait forte impression. Il restitue une multitude de détails dans une image cohérente et tridimensionnelle, avec une précision rythmique quasi parfaite. Compte tenu de sa conception et de ses finitions, son prix est très compétitif. Peu de câbles symétriques peuvent rivaliser avec ses capacités d’image sonore et de dynamique. Je vais tout faire pour les conserver !

Avantages
Rythme exceptionnel : Capacité remarquable à restituer la musique de manière cohérente, mesurée et sans précipitation.
Imagerie tridimensionnelle : Excellente profondeur de la scène sonore ; le son passe d’un simple « mur de son » à une restitution 3D immersive.
Continuité des matériaux : Cuivre OCC utilisé dans les conducteurs et les broches des connecteurs pour une continuité maximale du signal.
Performances dans les graves : Basses très solides avec une définition précise et nette des attaques.
Qualité de fabrication : Finition en tissu tissé de haute qualité, connecteurs chromés foncés et soudures à froid (sans soudure).
Rapport qualité-prix : Prix très compétitif compte tenu du niveau de conception technique et de l’engagement musical.

Inconvénients
Aigus : Les aigus manquent de douceur et de finesse par rapport à des concurrents beaucoup plus chers. Forte concurrence : En termes de résolution pure, certains câbles haut de gamme (à des prix nettement supérieurs) peuvent offrir des performances supérieures.
Conception physique : Bien que flexible, la structure à sept brins « à âme pleine » diffère fondamentalement des câbles à grand nombre de brins.
Sensibilité du système : Les performances peuvent varier selon que les composants connectés soient parfaitement symétriques ou non.

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